Perspectives

- de centres d’incubation ou pépinières;

- de centres d’autonomisation dans les régions;

- de complexes sportifs pour les femmes pour lutter contre les problèmes de santé;

- de centres de formation comme le CASAF, renforcement et extension de ce dernier ;

- d’un centre d’accueil pour les enfants de la rue, élaboration d’une étude sur les enfants de la rue;

- de programmes d’appui à l’insertion des femmes dans les secteurs dit « masculins »;

- d’un programme d’extension de la Cellule d’Ecoute, d’Information et d’Orientation des femmes de l’UNFD et mise en place d’antennes relais dans les hôpitaux et les régions;

- d’un programme d’éducation et de citoyenneté à travers les émissions télévisées.

 

TERMES DE REFERENCE

 

Titre

Spécialiste en Gestion Financière

Affectation    

Ministère de la Femme et de la Famille - Unité de Gestion des Projets (UGP)

Durée du projet

3 années

Champ du travail

 

Projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre

Financement

Banque mondiale via don JSDF

 

Durée de la mission

1 an renouvelable

 

  1. CONTEXTE 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de

l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

 

Le Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre (PARVBG) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.

 

 

2. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du Fonds japonais de développement social (JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale.

En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseil offerts aux survivants des VBG.

 

Ce projet est composé de  3 composantes :

Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école (environ 1 649 000 USD)

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG (692 000 USD)

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l’économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

 

Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances (409 000 USD)

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d'évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits   annuels.

 

 

3. TACHES DU SPECIALISTE

 

Dans le cadre du projet PARVBG, le spécialiste en gestion financière sera engagé à temps partiel ; le spécialiste en gestion financière sera responsable des tâches suivantes :

  1. Établir les budgets annuels reflétant les opérations de la subvention et ultérieurement de la subvention et effectuer un examen trimestriel du budget par rapport aux dépenses réelles ;
  2. Développer et utiliser des applications de tableur capables de suivre les comptes de prêt/don et de préparer, sur une base périodique, des rapports financiers ;
  3. Assurer la disponibilité des fonds et préparer des prévisions de trésorerie trimestrielles pour que ces fonds soient approuvés par le coordonnateur du projet, ;
  4. Veiller à ce que les fonds du projet soient acheminés en temps opportun et que tous les comptes du projet soient réapprovisionnés à temps ;
  5. Veiller à ce que les rapports financiers trimestriels soient soumis en temps voulu à la Banque mondiale,
  6. Organiser la gestion financière du projet en termes de plan de travail, de portée des travaux GF, ainsi que de relation avec toutes les parties impliquées lors de la mise en œuvre du projet ;
  7. Accompagner les entités dans la sélection, la conception et la mise en place du système comptable du projet ; et accompagner les entités dans le développement des systèmes financiers actuels
  8. Soutenir les entités dans tous les arrangements du projet, y compris le traitement des paiements et l'émission des demandes de réapprovisionnement ;
  9. Discuter et soutenir l'équipe de projet dans les discussions avec les auditeurs externes concernant l'audit annuel, évaluer les rapports reçus d'eux et suivre, en consultation avec le chef de projet, toute question d'audit/lettre de gestion ;
  10. Maintenir et superviser tous les registres et livres comptables ;
  11. Préparer les demandes de retrait et les demandes de virements pour le décaissement des fonds et pour l'approvisionnement des comptes du projet, traiter les ordres de paiement à effectuer auprès de la Banque mondiale et des fonds de contrepartie du gouvernement ;
  12. Examiner le rapprochement bancaire mensuel pour tous les comptes bancaires en temps opportun ;
  13. Assure le respect des procédures opérationnelles du gouvernement et de la Banque mondiale (par exemple, passation des marchés, décaissements, comptes spéciaux, état des dépenses (SOE), etc. ;
  14. Reçoit des informations régulières par le spécialiste de l'approvisionnement sur les problèmes d'approvisionnement et évalue les difficultés rencontrées dans la mesure de proposer des solutions
  15. Évaluer et valider l'adéquation des contrôles et procédures internes existants pour les processus clés ;
  16. Organiser une formation pour l'équipe GF en application des directives GF de la Banque mondiale ; fournir une formation financière au personnel financier, aider à la sélection de l'auditeur externe et à toute offre financière
  17. Travailler en étroite collaboration avec les agences/partenaires d'exécution pour développer un processus/système de suivi financier et d'établissement de rapports ;
  18. Préparer un aperçu financier des engagements de financement dans le cadre du projet et contribuer également à l'examen trimestriel et semestriel et aux rapports d'avancement ;
  19. Tout autre travail selon les directives de la coordonnatrice du projet.
  20. Prévoir un plan de transfert des compétences à l’équipe du MFF

 

  1. Supervision et livrables

Le spécialiste sera supervisé par la coordonnatrice du projet, Ministère de la Femme et de la Famille, et tous les rapports devront être remis au chef de projet et aux Bailleurs, les livrables attendus sont :

  • Rapports financiers mensuels (Pour la Direction)
  • Rapports financiers intermédiaires non audités semestriels, à soumettre 45 jours après la fin de chaque semestre
  • Contribuer aux rapports d'avancement du projet ;
  • Soumission des Demandes de Réapprovisionnements (Fréquence mensuel)
  • Le transfert de compétence au personnel du MFF,
  • Soumettre dans le délai les différents rapports prévus dans les accords
  •  Rapport d’audit externe annuel, au plus tard 6 mois après la clôture du l’exercice annuel.
  •  Plan de Travail Budgétisé Annuel au plus tard octobre N-1
  • Tout autre rapport requis par les donateurs

 

 

  1. Profil du consultant :

Le consultant devra avoir :

  • Le spécialiste en gestion financière doit avoir au minimum un BAC +4, finance ou comptabilité ou supérieur est hautement souhaitable.
  • Expérience professionnelle de 5 ans minimum en comptabilité;
  • Expérience au sein d'un projet financé par un bailleur de fonds multilatéral (avantage) en particulier la Banque Mondiale.
  • Bonnes compétences en communication en français, tant à l'oral qu'à l'écrit ;
  • Solides compétences en leadership et en relations humaines ;
  • Connaissance approfondie des spécifications du secteur public en termes de budgétisation, de comptabilité et d'arrangements institutionnels.
  • Bonne connaissance de l'outil informatique (Word, Excel, PowerPoint et logiciel de comptabilité).
  • La maîtrise de l'anglais est un plus.
  • Rigueur et sens de l'organisation; qualité morale irréprochable.
  • Capacité à travailler sous pression et au sein d'une équipe pluridisciplinaire.

 

  1. Durée de la mission

La durée du contrat est douze mois (12 mois) à temps partiel et renouvelable. L'agent financier doit s'acquitter avec diligence, de manière appropriée et efficace, des tâches énoncées dans les présents termes de référence et de toute autre tâche ou responsabilité pouvant survenir en relation avec la bonne gestion et la bonne exécution du projet.

 

  1. Modalités de paiement

Le consultant sera rémunéré sur une base mensuelle, un salaire forfaitaire couvrant les impôts sur le revenu, le transport et les indemnités.Le paiement  se fera  une fois  que le consultant  soumettra un  rapport mensuel des activités réalisées.  

 

 

  1. MODE DE SELECTION

 

Le spécialiste en gestion financière sera sélectionné selon la méthode de « Consultant Individuel » telle que décrite dans le Règlement de passation de marchés de la Banque mondiale, Edition de Novembre 2020, notamment la Section VII. Méthodes de sélection agréées : Services de consultants.

 

 

 

 

 

 

 

Titre

:

Spécialiste en Passation de marchés

Affectation   

:

Ministère de la Femme et de la Famille - Unité de Gestion des Projets (UGP)

Durée du projet

:

3 années

Champ du travail

 

:

Projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre

Financement

:

Banque mondiale via don JSDF

Durée de la mission

 

1 an renouvelable

 

1. CONTEXTE 

 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de

l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

Au niveau national, le gouvernement de Djibouti a réalisé des avancées en mettant en place des stratégies nationales luttant contre certaines formes de violence basée sur le genre (VBG). La lutte contre les inégalités de genre et la fréquence élevée des violences à l’égard des femmes et des filles fait partie du plan de développement à long terme du pays, Vision Djibouti 2035. La Politique nationale sur le genre (2011-2021) se fixe pour objectif d’éliminer la violence à l’encontre des femmes et des filles, en insistant

sur la réduction de la prévalence des mutilations génitales féminines (MGF/E). Djibouti a par ailleurs mis au point une stratégie nationale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) (2018-2022), axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles et la mise en œuvre d’activités de prévention et de plaidoyer, ainsi que sur la mise en place d’un cadre de protection afin d’aider les survivantes. Ces stratégies nationales ont été combinées à l’adoption d’une série de lois qui portent sur certaines formes de VBG et à un protocole national pour une coordination et une réponse intersectorielle entre les fournisseurs de services de sécurité, de santé, sociaux et judiciaires.Ce protocole conjoint a pour but de garantir que les survivantes de VBG reçoivent des soins urgents et une aide coordonnée de la part des fournisseurs de services. Il comprend aussi l’apport d’un ensemble d’aides complet, notamment des soins médicaux gratuits, un soutien psychosocial, une protection et une aide juridique.

Les progrès pour mettre en œuvre le programme national de lutte contre la violence contre les enfants et basée sur le genre ont été lents. Des obstacles majeurs demeurent pour institutionnaliser cette approche plurisectorielle en termes de procédures, de fourniture de services et d’accès à la justice. Des consultations avec les principales parties prenantes (entités publiques, partenaires de l’ONU et de la société civile) ont indiqué que (i) étant donné les ressources limitées, les services dédiés à la violence 7 Confidential

envers les enfants et basée sur le genre sont concentrés dans la capitale et demeurent pratiquement inexistants dans les districts situés en dehors de Djibouti ville ; (ii) même si des progrès ont été réalisés par rapport aux MGF, les normes culturelles et les tabous font qu’il est difficile de voir des changements de comportement sur le terrain, en dépit de la législation en ce sens ; et (iii) les fournisseurs de services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre n’avaient pas les compétences nécessaires pour apporter un soutien psychologique et émotionnel.

Le « Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre »(P17833) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.

 

 

 

2. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du Fonds japonais de développement social (JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale.

En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseil offerts aux survivants des VBG.

Ce projet est composé de  3 composantes :

1. Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école (environ 1 649 000 USD)

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

2 . Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG (692 000 USD)

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l'économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

 

3. Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances (409 000 USD)

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d’évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits annuels.

 

3. Tâches du Spécialiste en Passation de marchés

Sous la supervision de l’UGP  du projet, le spécialiste en passation de marchés (SPM) :

  • Sera responsable de la mise en place d’un système simple de gestion de la passation des marchés comprenant
  1. la planification des opérations de passation des marchés,
  2.  le suivi de l’avancement,
  3.  l’analyse des écarts entre les réalisations et le plan de passation des marchés.

 

  • Sera responsable de la qualité de l’ensemble du processus d’acquisition, et plus précisément de ce qui suit :
    • Faire le suivi auprès des services techniques bénéficiaires de l’acquisition ou de l’Unité de Coordination du Projet (UGP) de la préparation et la finalisation des termes de référence (TDR), pour les acquisitions de service de consultant, et des spécifications techniques pour l’acquisition de biens et des travaux ;
    • Assurer le contrôle qualité des dossiers d’appel d’offres, et des demandes de propositions (suivant les modèles fournis par l’IDA) préparés par les unités techniques devant être soumis à la non-objection de l’IDA, et assurer leur transmission/vente selon le cas ;
    • Procéder au lancement des appels d’offres (le cas échéant aux avis à manifestation d’intérêt, demande de propositions ou présélection, ), selon les modes convenus dans les plans de passation des marchés ;
    • Veiller à la bonne gestion des appels d’offres en cours ;
    • Participer aux séances publiques d’ouverture des plis pour fournir des conseils et assurer le contrôle qualité des rapports d’ouverture des offres et propositions reçues, préparés par les unités techniques ;
    • Assurer le contrôle qualité des rapports d’ouverture de plis et d’évaluation des offres à signer conjointement par les autres membres désignés de ces commissions ;
    • Assister l’UGP à l’enregistrement et au suivi de toutes les activités de passation des marchés dans le système STEP promptement en temps opportun, la plateforme de communication et de suivi des échanges relatifs à la passation des marchés financés par la Banque mondiale.
    • Veiller à ce que les documents de passation de marchés soient transmis à la bonne date à la Banque et reçoivent les avis de non-objection requis via STEP ;
    • Concevoir et mettre en place une base de données, et développer des statistiques de gestion qui permettront de mesurer le niveau de performance de l’équipe chargée de la passation des marchés.

 

  • Il sera chargé de planifier, préparer et coordonner le calendrier d’acquisition des services de consultants et de biens et travaux pour le projet ;

 

  • Il sera responsable de l’établissement de tous les rapports d’activités prescrits par le manuel des procédures d’acquisition de l’Unité de Coordination du Projet (UGP), mais également de tout autre rapport que les bailleurs pourraient demander dans le cadre de l’exécution du projet.

 

  • Il devra mettre en place un système de classement des dossiers de passation des marchés qui inclura pour chaque marché tous les documents relatifs à ce marché y inclus les documents relatifs aux paiements, en vue de permettre toute revue à posteriori de l’IDA.

 

  • Incompatibilité avec certaines fonctions d’exécution : Afin d’éviter les situations potentielles de conflit d’intérêt qui pourraient ne pas lui permettre de donner un avis objectif dans le seul intérêt du client, le SPM :
  • Ne devra pas participer aux opérations d’exécution du marché notamment (i) les réceptions de qualité ou de quantité et (ii) le paiement ; il/elle apportera un éclairage en cas de contentieux dans l’interprétation des clauses du contrat ; et
  • Ne devra pas être dans une position de gestionnaire comptable de matières.

 

  • Rôle de conseil auprès de  l’UGP

 

Dans sa mission au sein de l’équipe, le SPM apportera un conseil utile à tous les membres de l’équipe dans :

  • La phase d’ouverture des plis, d’évaluation des offres et de proposition d’attribution du marché ;
  • L’assistance à la réponse aux demandes de clarification des soumissionnaires ;
  • La réponse aux commentaires de la Banque ;
  • Les propositions de solution alternative lorsqu’un problème de passation des marchés ne peut être résolu à l’interne ;
  • L’examen de toute correspondance arrivée ou départ concernant la passation des marchés afin de s’assurer que le courrier a reçu le traitement adéquat dans le parfait respect des règles ; et l’interprétation des clauses du contrat en cas de différend pendant l’exécution du contrat.

 

 

  • Obligations du Spécialiste en passation de marchés

 

Le SPM signera un contrat de performance avec la coordination du projet afin d’assurer en temps voulu (i) la production régulière des mises à jour du plan de passation des marchés du projet et du PPSD le cas échéant, (iii) le rapport d’activité mensuel, (iii) la qualité des dossiers d’acquisition, y compris celle soumis à l’avis de non-objection de la Banque, et (iv) la tenue à jour des fiches d’acquisition devant servir de support aux revues a posteriori des marchés (PPRs) passés qu’effectuera la Banque. Le SPM remettra à l’Unité de Coordination du Projet (UGP) un rapport mensuel d’activités au plus tard quinze (15) jours après la fin du mois auquel il se rapporte et un rapport final en fin de mandat.

Ces rapports comprendront en outre les recommandations du comptable sur les décaissements et devront être remis en deux exemplaires à la coordination. Le modèle de rapport à fournir comportera au minimum les informations sur les marchés requises dans le rapport administratif et financier (RAF) du projet. 

 

  1. Profil du Spécialiste en passation de marché

Le spécialiste doit avoir :

  • Un diplôme d’études supérieures en Droit, Économie ou Gestion ou tout autre domaine et discipline  (minimum Bac + 4, équivalent d'une maîtrise (ou Master) ;
  • Une connaissance approfondie des règles et processus de passation des marches au niveau national ;
  • Une excellente connaissance des techniques de passation des marchés en générale et des règles de procédure de passation des marchés des banques multilatérales de développement comme la Banque mondiale, ainsi que du cycle de projet ;
  • Une connaissance parfaite du système STEP
  • Une expérience professionnelle de 5 ans minimum, dont de préférence, une expérience dans le domaine de la passation des marchés en qualité de spécialité en passation des marchés pour des projets financés par la Banque Mondiale ;
  • Une bonne connaissance du français de même qu’une aptitude à communiquer oralement et verbalement aussi bien avec les responsables du projet, que la hiérarchie et les collègues ;
  • Une bonne capacité de résolution des problèmes liés à la passation des marchés publics ;
  • Une connaissance informatique des logiciels courants (Word, Excel, Power Point, E-mail et autres outils de communication) ;
  • Une bonne aptitude pour la communication et le travail en équipe.

 

 

  1. Durée du contrat

Le contrat sera de  douze mois (12  mois)  à temps partiel et  renouvelable selon la performance et la durée du projet. Le recrutement se fera dans une démarche de transfert graduel de capacités vers le SPM de l’UGP au sein du MFF.

 

  1. Mode de sélection

 

Le SPM sera sélectionné selon la méthode de « Consultant Individuel » telle que décrite dans le Règlement de passation de marchés de la Banque Mondiale, Edition de Novembre 2020, notamment la Section VII. Méthodes de sélection agréées : Services de consultants.

 

 

 

 

 

 

TERMES DE REFERENCES

Intitulé

Recrutement d’un(e) spécialiste en gestion des risques environnementaux et sociaux

Lieu d'affectation

Ministère de la Femme et de la Famille - Unité de Gestion des Projets (UGP)

Durée de la mission

1an

Champ du travail

 

Projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre

Financement

Banque mondiale via don JSDF

 

  1. CONTEXTE 

 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de

l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

Au niveau national, le gouvernement de Djibouti a réalisé des avancées en mettant en place des stratégies nationales luttant contre certaines formes de violence basée sur le genre (VBG). La lutte contre les inégalités de genre et la fréquence élevée des violences à l’égard des femmes et des filles fait partie du plan de développement à long terme du pays, Vision Djibouti 2035. La Politique nationale sur le genre (2011-2021) se fixe pour objectif d’éliminer la violence à l’encontre des femmes et des filles, en insistant

sur la réduction de la prévalence des mutilations génitales féminines (MGF/E). Djibouti a par ailleurs mis au point une stratégie nationale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) (2018-2022), axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles et lamise en œuvre d’activités de prévention et de plaidoyer, ainsi que sur la mise en place d’un cadre de protection afin d’aider les survivantes. Ces stratégies nationales ont été combinées à l’adoption d’une série de lois qui portent sur certaines formes de VBG et à un protocole national pour une coordination et une réponse intersectorielle entre les fournisseurs de services de sécurité, de santé, sociaux et judiciaires.Ce protocole conjoint a pour but de garantir que les survivantes de VBG reçoivent des soins urgents et une aide coordonnée de la part des fournisseurs de services. Il comprend aussi l’apport d’un ensemble d’aides complet, notamment des soins médicaux gratuits, un soutien psychosocial, une protection et une aide juridique.

Les progrès pour mettre en œuvre le programme national de lutte contre la violence contre les enfants et basée sur le genre ont été lents. Des obstacles majeurs demeurent pour institutionnaliser cette approche plurisectorielle en termes de procédures, de fourniture de services et d’accès à la justice. Des consultations avec les principales parties prenantes (entités publiques, partenaires de l’ONU et de la société civile) ont indiqué que (i) étant donné les ressources limitées, les services dédiés à la violence 7 Confidential

envers les enfants et basée sur le genre sont concentrés dans la capitale et demeurent pratiquement inexistants dans les districts situés en dehors de Djibouti ville ; (ii) même si des progrès ont été réalisés par rapport aux MGF, les normes culturelles et les tabous font qu’il est difficile de voir des changements de comportement sur le terrain, en dépit de la législation en ce sens ; et (iii) les fournisseurs de services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre n’avaient pas les compétences nécessaires pour apporter un soutien psychologique et émotionnel.

Le « Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre »(P17833) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.Les facteurs de risque de VBG comprennent l'inégalité économique entre les sexes, les chocs socio-économiques induits par la pandémie de COVID-19, la vulnérabilité environnementale . Les femmes à Djibouti sont confrontées à des obstacles majeurs pour accéder aux opportunités économiques en raison des faibles taux d'alphabétisation et de scolarisation .

La prévalence de la VBG est également fréquemment signalée parmi la population djiboutienne des 35 500 réfugiés enregistrés. De plus, la VBG prévaut parmi la population de migrants, estimée à 66 000 personnes en juin 2022, dont la plupart (plus de 80 %) sont des migrants économiques en provenance d'Éthiopie qui ont l'intention d'atteindre la péninsule arabique. De nombreuses femmes migrantes sont confrontées à la violence, à l'exploitation sexuelle et à la coercition au cours de leurs voyages.

La jeunesse Djiboutienne de moins de 35 ans représente 73 ? la population totale du pays d'environ 1 million d'habitants, et plus de la moitié de la population à moins de 25 ans. Malgré une croissance économique globalement positive depuis près d'une décennie, un taux de chômage élevé persiste parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans avec un taux de près de 22% en 2019.

Les disparités entre les sexes sont plus prononcées car les femmes sont plus susceptibles de n'avoir aucune éducation formelle avec seulement 38 ?femmes contre 57 % d'hommes qui ont terminé au moins l'enseignement primaire. En l'absence d'intervention ciblée, il faudrait plusieurs générations  femmes pauvres pour atteindre la moyenne nationale en matière d'éducation, ce qui se traduirait par un manque d'accès à des moyens de subsistance décents pour améliorer leur bien-être et se sortir du piège de la pauvreté intergénérationnelle.

 

 

2. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du MFF, financé par la Banque mondiale à travers le Fonds Japonais de Développement Social.(JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale.

En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseils offerts aux survivants des VBG.,ce projet est composé de  3 composantes :

1 . Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école (environ 1 649 000 USD)

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

 

2 . Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG (692 000 USD)

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l'économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

3 . Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances (409 000 USD)

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d'évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits

annuels.

  1. Objectif

 

L’objectif du recrutement est de doter le projet d’un expert chargé de veiller à la prise en  compte des aspects sauvegardes environnementales et sociales dans  la mise en œuvre du projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre de façon spécifique, la mission  du specialiste de sauvegardes environnementales et sociales est d'assurer  le respect des exigences de sauvegardes environnementales et sociales dans la mise en œuvre de la composante.

 

  1. Tâches du Spécialiste en gestion des risques environnementaux et sociaux

 

Le spécialiste recruté assurera la mise en œuvre du plan de suivi-évaluation et du cadre de

gestion environnementale et sociale du projet et s'assurera que les questions environnementales et sociales sont correctement traitées à travers une évaluation environnementale et sociale spécifique aux sous projets.

 

De façon spécifique il/elle veillera à :

 

  • Coordonner avec les équipes techniques afin que la mise en œuvre des sous-composantes soit en accord avec les exigences et les orientations du plan d’engagement environnemental et social (PEES)
  • Mise en œuvre du PEES, du cadre de gestion environnementale et sociale (CGES), incluant les procédures de gestion de la main d’œuvre, et le plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP), ainsi que le manuel des opérations du projet
  • Coordonner avec les 3 points focaux environnementaux et sociaux (ES) des prestataires de services sous contrat ou partenaires de mise en œuvre du PEES ainsi que du CGES et du PMPP.
  • Travailler étroitement avec le point focal ES pour analyser les sous-projets de la composante 1 pour apprécier l’adéquation avec les exigences du cadre de gestion environnementale et social du projet
  • Conduire ou veiller au respect de la réalisation du ciblage environnemental et social systématique des activités des sous projets en vue de leur catégorisation environnementale et sociale
  • Fournir des conseils d'expert aux bénéficiaires pour la préparation et la mise en œuvre réussie des instruments / documents d'évaluation environnementale et sociale de la sous-composante 1, y compris la préparation des évaluations des impacts / risques environnementaux et sociaux, la mise en œuvre des plans de gestion environnementale et sociale (PGES) et autres instruments au besoin
  • Surveiller le respect des exigences environnementales et sociales spécifiques à la composante 1, comme l’indique le CGES et les normes environnementales et sociales,
  • Contribuer à assurer au quotidien le suivi du mécanisme de gestion des plaintes des parties prenantes, comme l’indique le PMPP, en collaboration avec le point focal ES de l’Unité de Gestion du Projet et les 3 points focaux ES des prestataires de services sous contrat ou partenaires de mise en œuvre 
  • Organiser les activités de mobilisation des parties prenantes, comme l’indique le PMPP et assurer la diffusion adéquate des documents du projets et de sauvegarde ES dès le démarrage du projet
  • Coordonner avec les 3 points focaux ES des prestataires de services sous contrat ou partenaires la mise en œuvre du mécanisme de gestion des plaintes pour les travailleurs
  • Adopter et mettre en œuvre des mesures d'atténuation de l'exploitation d’atteintes sexuelles ainsi que de harcèlement sexuel (EAS/SH) qui font partie du CGES, y compris des mesures pour prévenir et répondre aux incidents d'EAS/SH, un code de conduite à signer par tous les travailleurs du projet et des mesures de sensibilisation sur l'EAS/SH et la VBG de façon générale
  • Organiser des visites de terrain afin de visiter les activités des sous-projets de la composante 1 et des activités du projet de façon générale.
  • Participer aux missions de supervision et préparer les rapports sur l’état d’avancement des recommandations des missions précédentes.
  • Produire des rapports trimestriels sur la performance environnementale, sociale, sanitaire et sécuritaire du Projet, notamment, mais non exclusivement, en ce qui concerne la mise en œuvre du PEES, le degré de préparation et de mise en œuvre des instruments environnementaux et sociaux requis en application du PEES, les activités de mobilisation et le fonctionnement du/des mécanisme(s) de gestion des plaintes. (niveau d’exécution, contraintes, suggestions de solutions); ces rapports serviront à alimenter la section ‘’Mise en œuvre des mesures de sauvegarde environnementale et sociale’’ du rapport semestriel global d’avancement du projet. Ils seront transmis à la Banque mondiale
  • Contribuer à la préparation des termes de référence, des dossiers techniques et financiers, des dossiers de consultations, d'appel d'offres et contrats de marché de service, fournitures et travaux, dans son domaine de compétence pour les activités du projet
  • Assurer le renforcement des capacités des parties prenantes ou la facilitation de la mise en place des ateliers de formation sur le volet sauvegardes environnementales et sociales (conseils municipaux, services techniques déconcentrés, leaders communautaires, entreprises, sous-traitants, etc.) surtout sur les aspects de screening environnemental, d’analyse, de prise en charge et de suivi environnemental des projets sur le terrain
  • Coordonner avec le responsable de passation de marché, comme nécessaire, afin que les contrats comportent les lignes pour les activités/produits environnementaux et sociaux adéquats et/ou indiquer, le cas échéant, les clauses et dispositions visant une prise en compte effective des mesures environnementales et sociales dans les documents d’appel d’offre et les contrats des sous-projets ;

 

  1.  LIVRABLES ET EVALUATION DE LA PERFORMANCE

Le spécialiste chargé du suivi évaluation et de la mise en œuvre des sauvegardes environnementales et sociales, produira pour le projet des rapports mensuels et trimestriels et annuels sur la situation de la mise en œuvre des sauvegardes environnementales et sociales. Les critères de performances sont entre autres :

  • La qualité des résultats des actions réalisées
  • Le respect des délais et le taux de l’exécution du plan de travail, pour des actions qui relèvent de sa responsabilité
  • La qualité des rapports spécifiques produits 
  • La qualité du suivi des procédures environnementales et sociales.

 

  1. Profil du Spécialiste

 

- Être titulaire d’un diplôme Universitaire (Bac +4) au moins (Maîtrise ou équivalent) en économie sociale , anthropologie, sociologie, sciences politiques ou sciences sociales liées

- Avoir une expérience professionnelle d’au moins 5 ans dans la gestion des risques environnementaux et sociaux des projets de développements,

- Avoir une bonne connaissance des textes juridiques nationales et internationales applicables en matière de sauvegarde environnementale et sociale

- Avoir une bonne connaissance des politiques opérationnelles et du cadre environnemental et Social de la Banque mondiale en matière de gestion des risques environnementaux et sociaux ainsi que des autres partenaires techniques et financier ;

- Avoir des connaissances avérées sur les mécanismes de prévention et de lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG) notamment l’exploitation et les abus sexuels/le harcèlement sexuel (EAS/HS) serait un atout ;

- Avoir une bonne maîtrise des outils informatiques,

- Avoir une parfaite maîtrise du français, à l'oral comme à l'écrit ;

- Avoir une bonne maîtrise des langues locales 

- Avoir d'excellentes capacités rédactionnelles, d’analyse et de synthèse

- Être capable de travailler en équipe et communiquer

- Avoir un sens du respect des différences et de l’écoute des acteurs locaux.

 

  1. Durée de la mission

La durée du contrat est 1 an à temps partiel et renouvelable. L'agent financier doit s'acquitter avec diligence, de manière appropriée et efficace, des tâches énoncées dans les présents termes de référence et de toute autre tâche ou responsabilité pouvant survenir en relation avec la bonne gestion et la bonne exécution du projet.

 

8.   Mode de sélection

 

Le Spécialiste en gestion des risques environnementaux et sociaux sera sélectionné selon la méthode de « Consultant Individuel » telle que décrite dans le Règlement de passation de marchés de la Banque mondiale, Edition de Novembre 2020, notamment la Section VII. Méthodes de sélection agréées : Services de consultants .

 

 

 

TERMES DE REFERENCES

Intitulé

Recrutement d’un(e) spécialiste technique en opérations

Lieu d'affectation

Ministère de la Femme et de la Famille - Unité de Gestion des Projets (UGP)

Durée de la mission

3 ans

Champ du travail

 

Projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre

Financement

Don JSDF

 

  1. CONTEXTE 

 

 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

Au niveau national, le gouvernement de Djibouti a réalisé des avancées en mettant en place des stratégies nationales luttant contre certaines formes de violence basée sur le genre (VBG). La lutte contre les inégalités de genre et la fréquence élevée des violences à l’égard des femmes et des filles fait partie du plan de développement à long terme du pays, Vision Djibouti 2035. La Politique nationale sur le genre (2011-2021) se fixe pour objectif d’éliminer la violence à l’encontre des femmes et des filles, en insistant

sur la réduction de la prévalence des mutilations génitales féminines (MGF/E). Djibouti a par ailleurs mis au point une stratégie nationale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) (2018-2022), axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles et la mise en œuvre d’activités de prévention et de plaidoyer, ainsi que sur la mise en place d’un cadre de protection afin d’aider les survivantes. Ces stratégies nationales ont été combinées à l’adoption d’une série de lois qui portent sur certaines formes de VBG et à un protocole national pour une coordination et une réponse intersectorielle entre les fournisseurs de services de sécurité, de santé, sociaux et judiciaires.Ce protocole conjoint a pour but de garantir que les survivantes de VBG reçoivent des soins urgents et une aide coordonnée de la part des fournisseurs de services. Il comprend aussi l’apport d’un ensemble d’aides complet, notamment des soins médicaux gratuits, un soutien psychosocial, une protection et une aide juridique.

Les progrès pour mettre en œuvre le programme national de lutte contre la violence contre les enfants et basée sur le genre ont été lents. Des obstacles majeurs demeurent pour institutionnaliser cette approche plurisectorielle en termes de procédures, de fourniture de services et d’accès à la justice. Des consultations avec les principales parties prenantes (entités publiques, partenaires de l’ONU et de la société civile) ont indiqué que (i) étant donné les ressources limitées, les services dédiés à la violence 7 Confidential

envers les enfants et basée sur le genre sont concentrés dans la capitale et demeurent pratiquement inexistants dans les districts situés en dehors de Djibouti ville ; (ii) même si des progrès ont été réalisés par rapport aux MGF, les normes culturelles et les tabous font qu’il est difficile de voir des changements de comportement sur le terrain, en dépit de la législation en ce sens ; et (iii) les fournisseurs de services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre n’avaient pas les compétences nécessaires pour apporter un soutien psychologique et émotionnel.

Le « Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre »(P17833) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.

 

 

 

2. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du Fonds japonais de développement social (JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale.

En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseil offerts aux survivants des VBG.

Ce projet est composé de  3 composantes :

1. Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école (environ 1 649 000 USD)

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

2 . Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG (692 000 USD)

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l'économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

 

3. Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances (409 000 USD)

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d’évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits annuels.

 

 

 

3. DESCRIPTION DU POSTE : missions et activités

 

3.1- Missions du poste :

 

Le spécialiste technique en opération veillera à la mise en œuvre correcte du projet en étroite collaboration avec l’unité  de gestion du projet. Il jouera  également  le rôle d’assistant technique auprès de la coordinatrice du projet. Le spécialiste technique en opération appuiera la mise en œuvre de l’ensemble de la gestion administrative, financière et technique du Projet.

 Le spécialiste technique en opération élaborera les outils et documents techniques de planification et d’exécution du projet conformément à la vision du plan d’action. Il/elle assistera l’équipe d’exécution du projet dans le choix des stratégies, dans l’identification et dans la mobilisation des ressources nécessaires à l’exécution des plans d’action.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3.2- Rôles et responsabilités clés :

 

 

Sous la supervision de la coordinatrice du projet  le / la spécialiste des opérations devra :

 

 

  • Coordonner le projet dans son ensemble;
  • Assurer la mise en œuvre et la gestion opérationnelle des activités du projet;

 

  • Appuyer la cellule d’exécution dans la gestion technique du projet

 

  • Participer aux activités de planification de projet en identifiant les objectifs, les priorités et les plans

 

  • Identifier les opportunités et les risques et élaborer les plans de stratégies

 

  • Développer, contrôler et maintenir les documents pertinents tels que le plan de projet et les rapports d’avancement

 

 

  • Planifier, suivre et superviser les prestataires de service recrutés  dans la  mise en œuvre du projet;
  • Assurer le suivi et l’évaluation du projet en lien avec le/la chargé(e) de suivi/évaluation ;
  • Assurer l’organisation et participer aux missions de supervision ;

 

  • Appuyer les partenaires et l’équipe dans la mise en œuvre du projet;
  •  bien respectées et que les rapports soient rendus en temps et en heure par les porteurs;
  •  Veiller à ce que les activités soient planifiées et réalisées dans le temps imparti, et si besoin

réorienter les actions ;

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4. Qualifications requises et Expériences de travail :

 

 

Compétences : Expertise avérée en gestion  de projet avec une expérience en genre et VBG

 

 Les qualités ci-après sont recherchées :

 

- Être apte à travailler en équipe et sous pression ;

 

-Avoir une bonne expérience dans la gestion des programmes et/ou projet financés par  par des bailleurs de fonds  comme  la Banque Mondiale

- Etre capable d’identifier les priorités et de traiter les urgences ;

- Avoir de très bonnes qualités relationnelles et de représentation ;

- Avoir de très bonnes qualités d’organisation et rédactionnelle ;

- Avoir une maîtrise opérationnelle des logiciels bureautiques ;

- Avoir des connaissances  en planification et gestion budgétaire

-Avoir des  connaissances et expériences sur les notions de violences basées sur le genre (VBG)

- Disposer des compétences avancées dans l’utilisation des outils informatiques de travail collaboratif, de gestion, d’analyse et de présentation de données (applications Microsoft office, notamment Word, Excel et Powerpoint, logiciels spécialisés de gestion de projets, ….)

-Avoir une bonne expérience dans le développement du personnel, la gestion des partenariats, la gestion de l’innovation et/ou la gestion du changement

-Capacité à innover et à résoudre des problèmes pour faire face aux défis et saisir des opportunités

-Avoir des Compétences dans l’établissement des priorités

- Avoir  des Compétences en organisation et en gestion du temps

 

Diplômes et expériences :

-Être titulaire d’un diplôme de l’enseignement supérieur  en gestion ou économie sociale 

(BAC +4) 

 

- Disposer d’un minimum de 4 années d’expérience professionnelle dans le domaine de la gestion de projets de coopération internationale dans le domaine du genre  

 

- Connaissance des procédures bailleurs ;

- Des expériences de terrain sur des problématiques tel que les violences basées sur le genre, l’autonomisation de la femme et l’entreprenariat féminin

 

 

 

  1. Supervision et livrables

Le spécialiste en opération  sera supervisé par le  coordonnateur du projet, du Ministère de la Femme et de la Famille et tous les rapports devront être remis au chef de projet et aux Bailleurs, les livrables attendus sont :

  • Rapports techniques  mensuels ou trimestriels
  • Rapports  intermédiaires
  • Contribuer aux rapports d'avancement du projet ;
  • Rapports de supervision et de suivi  des autres prestataires recrutés dans le cadre du projet 

 

 

 

6. Durée et nature du contrat :

 

Le contrat aura une durée initiale d’un an, renouvelable pour une période maximale égale à la

durée du projet, sous réserve d’obtention des résultats satisfaisants et par consentement des

parties.

 

 

 

 

7.         Mode de sélection

 

Le spécialiste en opération   sera sélectionné selon la méthode de « Consultant Individuel » telle que décrite dans le Règlement de passation de marchés de la Banque Mondiale, Edition de Juillet 2016, révisée en Novembre 2017 et Août 2018, notamment la Section VII. Sélection des Consultants Individuels.

 

 

 

 

 

 

TERMES DE REFERENCES

 

Intitulé

Recrutement d’un prestataire de service ou des firmes qui vont organiser des formations en entreprenariat

 

 

 

  1. CONTEXTE 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

Au niveau national, le gouvernement de Djibouti a réalisé des avancées en mettant en place des stratégies nationales luttant contre certaines formes de violence basée sur le genre (VBG). La lutte contre les inégalités de genre et la fréquence élevée des violences à l’égard des femmes et des filles fait partie du plan de développement à long terme du pays, Vision Djibouti 2035. La Politique nationale sur le genre (2011-2021) se fixe pour objectif d’éliminer la violence à l’encontre des femmes et des filles, en insistant sur la réduction de la prévalence des mutilations génitales féminines (MGF/E). Djibouti a par ailleurs mis au point une stratégie nationale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) (2018-2022), axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles et la mise en œuvre d’activités de prévention et de plaidoyer, ainsi que sur la mise en place d’un cadre de protection afin d’aider les survivantes. Ces stratégies nationales ont été combinées à l’adoption d’une série de lois qui portent sur certaines formes de VBG et à un protocole national pour une coordination et une réponse intersectorielle entre les fournisseurs de services de sécurité, de santé, sociaux et judiciaires. Ce protocole conjoint a pour but de garantir que les survivantes de VBG reçoivent des soins urgents et une aide coordonnée de la part des fournisseurs de services. Il comprend aussi l’apport d’un ensemble d’aides complet, notamment des soins médicaux gratuits, un soutien psychosocial, une protection et une aide juridique.

 

Les progrès pour mettre en œuvre le programme national de lutte contre la violence contre les enfants et basée sur le genre ont été lents. Des obstacles majeurs demeurent pour institutionnaliser cette approche plurisectorielle en termes de procédures, de fourniture de services et d’accès à la justice. Des consultations avec les principales parties prenantes (entités publiques, partenaires de l’ONU et de la société civile) ont indiqué que (i) étant donné les ressources limitées, les services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre sont concentrés dans la capitale et demeurent pratiquement inexistants dans les districts situés en dehors de Djibouti ville ; (ii) même si des progrès ont été réalisés par rapport aux MGF, les normes culturelles et les tabous font qu’il est difficile de voir des changements de comportement sur le terrain, en dépit de la législation en ce sens ; et (iii) les fournisseurs de services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre n’avaient pas les compétences nécessaires pour apporter un soutien psychologique et émotionnel.

Le « Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre »(P17833) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.

 

 

  1. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du Fonds japonais de développement social (JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale. En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseil offerts aux survivants des VBG.

 

 

  1. OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DU PROJET 

 

L'objectif de développement du projet est d'améliorer (i) l'accès des filles et des femmes au développement des compétences et au soutien des moyens de subsistance ; (ii) la sensibilisation et la mobilisation de la communauté dans la lutte contre la VBG dans les zones ciblées ; et (iii) la qualité des services de conseil psychosocial utilisés par les survivants de VBG.  

 

Pour atteindre son objectif, le projet pilotera des interventions locales qui auront un impact sur les facteurs de risque de VBG en combinant à la fois (i) des mesures de prévention pour les populations à risque en fournissant des compétences non techniques, des formations techniques et de développement d'entreprise, un soutien au démarrage consistant en des subventions pour des activités génératrices de revenus, et un suivi et un mentorat après l'octroi de la subvention ; et (ii) des mesures de prévention et de réponse communautaires par la mobilisation communautaire pour le changement de comportement, et le renforcement des capacités pour améliorer la qualité des services de conseil psychosocial. On s'attend à ce que les bénéficiaires du projet, y compris les personnes à risque et les survivantes de VBG, leurs ménages et les membres de la communauté dans les districts pauvres de Balbala et Boulaos, bénéficient des activités de soutien des moyens de subsistance du projet, car elles conduiront à une participation accrue des femmes vulnérables dans l'économie locale, combinée à des interventions de prévention et de réponse à la VBG qui contribueront à un environnement favorable à la participation et à l'autonomisation des femmes. 

 

B. Bénéficiaires du projet 

 

Les bénéficiaires directs sont les suivants : 

  1. au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque, âgées de 16 à 29 ans, qui ont fréquenté le Centre d'action sociale et d'autonomisation des femmes (CASAF), l'École de la deuxième chance de l'UNFD ou le Centre de formation de Boulaos, alias ancienne École ménagère (CFB), situés dans les communes de Boulaos et de Balbala, qui sont des zones mal desservies de Djibouti. Ces bénéficiaires bénéficieront d'une autonomisation socio-économique grâce au développement des compétences et au soutien des moyens de subsistance. 
  1. au moins 3 000 membres de la communauté, dont la moitié sont des hommes et des garçons, qui bénéficieront des activités de mobilisation communautaire et des campagnes de sensibilisation pour une meilleure connaissance et prise de conscience de la VBG et un changement de comportement. 

 

Les bénéficiaires indirects sont les membres de la communauté des districts appauvris de Balbala et Boulaos. Les bénéficiaires indirects bénéficieront des activités de soutien aux moyens de subsistance du projet, car elles conduiront à une participation accrue des femmes vulnérables dans l'économie locale, combinée à des interventions de prévention et de réponse à la VBG qui n'ont pas encore été abordées par les efforts existants de lutte contre la VBG et contribueront à un environnement favorable à l'autonomisation des femmes. 

 

C. Indicateurs de résultats au niveau du PDO 

 

 

Tableau 2 : Indicateurs de résultats au niveau de l'ODP 

Indicateur 

 Objectif final 

Nombre de bénéficiaires directs du projet.  

 

Les bénéficiaires directs du projet comprennent à la fois (i) les femmes et les filles vulnérables à risque, ciblées pour le développement de compétences et le soutien aux moyens de subsistance (1 000), et (ii) les ménages et les membres de la communauté bénéficiant d'activités de sensibilisation et de changement de comportement (3 000). 

 4 000 

(60 ?femmes) 

Pourcentage de bénéficiaires rapportant une augmentation de leurs revenus suite aux activités de soutien aux moyens de subsistance. 

 

C'est-à-dire que 650 bénéficiaires ont bénéficié d'un soutien en matière de moyens de subsistance. 

 65 %  

(100 % féminin) 

Pourcentage de membres de la communauté dans les zones ciblées signalant un changement positif dans les attitudes envers la VBG suite aux activités du projet. 

60 % 

(50 % féminin) 

Pourcentage du personnel des prestataires de services liés à la VBG offrant des services d'accompagnement psychosocial aux victimes de VBG, conformément aux normes de qualité, afin de répondre aux besoins des victimes de VBG. 

70 % 

 

  1. Les résultats seront mesurés sur la base de questionnaires pour les informations de base/finales par le biais de méthodes quantitatives et qualitatives et saisis à différentes étapes de la mise en œuvre du projet - après 12 mois de mise en œuvre suivant le soutien au démarrage des moyens de subsistance, et sur une base annuelle pour les activités de mobilisation et de sensibilisation de la communauté. (par exemple, lors de consultations et d'entretiens avec les participants, de discussions de groupe, d'activités de mobilisation menées par la communauté, etc.) Les données quantitatives et qualitatives qui seront collectées pourront être évaluées et utilisées si nécessaire au cours du projet pour affiner les activités du projet, et comme leçons apprises pour la programmation future. 

 

 

Ce projet est composé de  3 composantes :

 

1 . Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l’autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

2 . Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG

 

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l’économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

 

Composante 1 : soutien aux moyens de subsistance des adolescentes et des jeunes femmes à risque ayant abandonné l'école

 

L'objectif de cette composante est de proposer un développement des compétences et un soutien aux moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque par le biais de deux sous-composantes : (i) formation aux compétences non techniques, techniques et de développement des affaires ; (ii) et soutien au démarrage d'activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des jeunes filles qui ont abandonné l'école et qui ont fréquenté l'une des trois écoles suivantes : le Centre d'action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le MFF à Balbala ; l'Ecole de la Seconde Chance gérée par l'UNFD ; ou le Centre de Formation de Boulaos (CFB). Toutes ces écoles s'adressent aux jeunes filles et aux femmes âgées de 16 à 29 ans qui ont abandonné l'école, qui ont quitté leur famille ou qui viennent de foyers situés sous le seuil de pauvreté. 

 

  1. Un prestataire de services sera chargé d'exécuter ces activités dans le cadre de cette composante et d'engager des spécialistes pour mener des séances de formation en groupe, au cours desquelles les femmes bénéficiaires sélectionnées auront l'occasion d'apprendre les unes des autres et d'exprimer en toute sécurité leurs espoirs, leurs craintes et leurs difficultés à accéder aux moyens de subsistance. Après l'achèvement réussi de cette sous-composante, les participants pourront demander et bénéficier d'activités de micro-entreprenariat et de génération de revenus. 

 

Sous-composante 1.1 : Fourniture de compétences non techniques, techniques et de développement commercial pour accroître l'esprit d'entreprise et l'employabilité  

 

  1. Le projet pilotera un programme d'éducation non formelle innovant qui combine des formations en compétences non techniques et en entrepreneuriat pour au moins 1 000 jeunes femmes à risque de VBG et issues de milieux vulnérables à Balbala et Boulaos. Les bénéficiaires auraient suivi le cursus de l'une des trois écoles ciblant les femmes et les filles à risque gérées par le MFF et l'UNFD et du Centre de Formation de Boulaos, alias ancienne Ecole Ménagère (CFB). Ces bénéficiaires cibles qui ont fréquenté les écoles de la deuxième chance sont considérés comme des populations à risque accru de VBG, principalement parce qu'ils ont abandonné les écoles formelles et qu'ils sont issus de foyers pauvres et vulnérables. La pauvreté est un facteur de risque associé à la VBG13, et l'expérience a montré que les programmes de prévention de la VBG visant à accroître les ressources économiques des femmes et à réduire les inégalités entre les sexes dans leurs relations intimes peuvent réduire les cas de violence entre partenaires intimes (VPI), y compris les abus économiques. Bien que les bénéficiaires cibles puissent inclure des survivants de VBG, le projet ne cherchera pas à les identifier et, par conséquent, cela ne permettra pas de suivre l'amélioration apportée à leur égard, afin d'être en accord avec les principes éthiques clés tels que le respect de la confidentialité et de l'autonomie pour ne pas mettre en danger leur sécurité et leur sûreté. 

 

  1. Les modules conçus pour améliorer l'employabilité et les compétences commerciales des stagiaires seront identifiés sur la base d'une évaluation rapide du marché du travail local combinée à une évaluation des besoins réalisée par le biais de consultations et d'entretiens avec les bénéficiaires et les parties prenantes concernées au niveau communautaire lors de la phase de lancement du projet. Le programme d'études pourrait inclure, à titre indicatif : (i) des compétences non techniques qui favorisent l'esprit d'entreprise et l'employabilité (réflexion critique, résolution de problèmes et créativité en rapport avec le thème de l'entrepreneuriat), l'emploi (leadership, communication interpersonnelle, gestion du temps et du stress, etc. ) ; et (ii) les compétences techniques et de gestion essentielles à la préparation et à la mise en œuvre d'activités de micro et de petites entreprises, notamment les connaissances financières et la comptabilité, la gestion et l'administration d'entreprise, le marketing, etc. Le programme de formation se déroulera sur une courte période d'environ deux mois. La conception de cette formation s'appuiera sur les enseignements tirés des programmes de micro-subventions en cours à Djibouti, notamment ceux financés par la Banque mondiale.14   Des modules similaires développés par l'Agence djiboutienne pour le développement social (ADDS) pourraient être adaptés aux besoins spécifiques des jeunes femmes qui bénéficieront de cette formation et de ce mentorat. D'autres bonnes pratiques internationales en matière d'autonomisation et de moyens de subsistance seront également prises en considération lors de la conception des modules de formation.  

Sous-composante 1.2 : Soutien aux activités génératrices de revenus et au micro-entreprenariat 

 

Les stagiaires qui terminent le programme et présentent un projet d'entreprise ou un plan professionnel économiquement viable et écologiquement durable pourront recevoir une subvention de démarrage pour mettre en œuvre leur activité génératrice de revenus. Le soutien sera accordé et adapté en fonction de la faisabilité de la proposition de micro-entreprise soumise par les participants de la cohorte. Les critères d'évaluation de la faisabilité comprendront le coût, le calendrier de mise en œuvre et la demande du marché. Les propositions qui réunissent deux jeunes femmes ou plus seront fortement encouragées car elles contribueront à l'apprentissage mutuel, à une plus grande cohésion et à la rentabilité en augmentant le taux de survie des entreprises. En outre, les bénéficiaires seront tenus d'apporter une contribution en nature ou financière équivalente à un certain montant (jusqu'à 15 pour cent) de la valeur de la subvention, afin de créer un plus grand sentiment d'appartenance et d'améliorer ainsi les chances de réussite avec des résultats durables. En plus du capital de démarrage de l'entreprise, les bénéficiaires bénéficieront d'un soutien sous forme de mentorat et d'une assistance en matière d'accompagnement de carrière et d'entreprise fournie par le prestataire de services contractuel au cours des 6 premiers mois suivant le démarrage de l'activité génératrice de revenus. 

 

Cette sous-composante est conçue pour fournir des sous-subventions pour le soutien au démarrage des moyens de subsistance. Le MFF sera chargé de fournir des subventions de démarrage à un objectif de 1 000 bénéficiaires éligibles pour permettre le démarrage ou l'expansion de leur petite entreprise conformément à leur plan d'affaires approuvé. Les sous-subventions ne dépasseront pas le montant de 1 000 dollars par bénéficiaire, et seront versées en deux tranches de 50 pour cent chacune, la seconde tranche étant conditionnée par les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'activité commerciale. Le comité de révision chargé d'examiner les plans d'affaires et d'approuver les bénéficiaires des subventions de contrepartie sera composé de représentants du MFF, de l'UNFD, de représentants du gouvernement local, y compris du Ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFOP), de représentants du monde des affaires et de tout autre personnel spécialisé du prestataire de services contractuel. Les détails sur le mécanisme et la composition du comité d'examen des subventions, en plus de l'ensemble des critères d'éligibilité et de sélection, seront fournis dans le manuel d'opérations du projet (MOP). 

 

Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d'évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits

annuels.

 

  1. Objectifs de la prestation

 

Le prestation offrira les services nécessaires a la bonne exécution des activités prévues dans les cadre des composantes 1.1 et 1.2. Plus précisément, le prestataire de service aura pour mission de concevoir et de mettre en place un programme de formation, de coaching en entrepreneuriat adapté aux besoins de 1000 jeunes filles déscolarisées issues des écoles de formation professionnelle de l’UNFD ; du CASAF et de l’école de Boulaos.

De façon plus détaillée, le prestataire de service va :

• Sélectionner sur la base d’une grille d’aptitude à l’entreprenariat, identifier les bénéficiaires aptes à l’entreprenariat parmi les bénéficiaires potentielles.

  • Mettre en place un programme d’accompagnement  en entreprenariat , marketing , estime de soi , gestion de micro entreprise etc…

• organiser des séances de formation en continu

• Renforcer les connaissances des bénéficiaires sur des concepts de base relatifs au

démarrage et à la gestion d’entreprise.

• Apporter un accompagnement qui promeut l’autonomisation financière par l’entrepreneuriat et la

Production au-delà de la simple création d’entreprises.

• Aider les bénéficiaires à mieux appréhender la notion d’entreprise, de trouver des

techniques et des outils pour un pilotage efficace.

• Permettre aux Jeunes d’identifier des secteurs d’activités prometteurs, et de savoir où

trouver des opportunités d’affaire.

  • Réaliser une évaluation rapide du marché du travail local et des besoins en formation des bénéficiaires ciblées
  • Concevoir un programme de formation en entrepreneuriat basé sur les besoins et les attentes des jeunes filles ciblées par le projet.
  • Assurer la mise en place et l'organisation des sessions de formation et de coaching
  • Identifier des formateurs et des coaches qualifiés et expérimentés pour assurer la formation et le coaching des bénéficiaires.
  • Aider les bénéficiaires à l’issue des formations à formuler un projet d’entreprise viable pour bénéficier d’une subvention de démarrage pour mettre en œuvre leurs projets
  • Assurer l’accompagnement des AGRs, entreprises, coopératives créées les durant les 12 premiers mois.
  • Assurer un système de suivi des résultats du programme d’appui a l’entreprenariat en vue des objectifs de développement et intermédiaires du projet.

 

  1. Résultats attendus

Les résultats attendus sont

  1. Une amélioration des compétences entrepreneuriales des bénéficiaires, à travers la formation et le coaching personnalisé.
  2. La création de nouvelles entreprises parmi les bénéficiaires, qui pourront contribuer au développement économique local et réduire le taux de chômage des jeunes filles déscolarisées.
  3. L'amélioration de l'employabilité des bénéficiaires, grâce aux compétences acquises en entrepreneuriat.
  4. Une contribution à l'autonomisation économique des femmes, en leur donnant les moyens de créer et de gérer leur propre entreprise.
  5. Une augmentation des revenus de 65% es entrepreneurs appuyés dans le cadre du projet.
  6. Formations et accompagnement estimées satisfaisantes par au moins 60?s bénéficiaires.

 

  1. Livrables

Le prestataire  assura les livrables suivantes :

  1. Un rapport de démarrage contenant (1) l’évaluation du marché du travail et des besoins en formation des bénéficiaires, (ii) une maquette des formations proposées (iii) un calendrier et les modalités de mise en œuvre des activités.
  2. Un plan de formation et coaching détaillé pour les bénéficiaires, incluant les contenus des sessions de formation, les objectifs pédagogiques, les méthodes d'animation et les supports pédagogiques utilisés.
  3. Des rapports d'avancement trimestriel sur la mise en œuvre de la formation et coaching, incluant les indicateurs de suivi et d'évaluation de la formation, les difficultés rencontrées et les solutions proposées.
  4. Un rapport final d'évaluation de la mission, incluant une analyse des résultats obtenus par les bénéficiaires, une évaluation de la qualité de la formation et coaching dispensée, ainsi que des recommandations pour la suite du projet.

 

  1. Qualifications du prestataire

Le prestataire de service devra justifier d'une expérience confirmée dans la conception et la mise en place de programmes de formation et de coaching en entrepreneuriat. Il/elle devra également :

  • Au moins cinq ans d’expérience dans l’accompagnement à l'entrepreneuriat féminin et à l'émancipation économique des femmes.
  • Disposer des modules de formation (pre création, business plan,), accompagnement a la création d’entreprises (ou autres formes légales), pendant la phase de post création, et évaluation qui seront utilisés tout au long du déroulement des activités
  • Avoir une expérience dans la conception et la gestion de projets d’accompagnement a l’entreprenariat et de l’autonomisation économique des femmes.
  • Disposer d'une équipe de formateurs et de coaches qualifiés et expérimentés dans le domaine de l'entrepreneuriat et des formations de courte durée pour les jeunes déscolarisés ; l’équipe d’accompagnateurs (coaches) sera a majorité féminine, avec les compétences dans le domaine, parlant les langues nationales (afar, somali, autres) ;
  • Avoir une expérience et expertise dans la mise en place de plans de suivi et d'évaluation de l'impact des formations et coaching sur les bénéficiaires.
  • Avoir réaliser des études de chaines de valeurs.

 

  1. Durée de la mission

La mission est prévue pour une durée de 30  mois à partir de la date de signature du contrat. Le calendrier de mise en œuvre devra tenir compte des impératifs du projet.

  1. Modalités de paiement

Le prestataire sera rémunéré sur la base d'un contrat forfaitaire qui couvrira l'ensemble des prestations demandées. Les paiements seront échelonnés en fonction de l'avancement des travaux et du respect des livrables fixés. Le paiement final sera effectué après validation du rapport final d'évaluation de la mission.

  1. Modalités de soumission des offres

Les prestataires intéressés par cette mission sont invités à soumettre une offre technique et financière comprenant les éléments suivants :

  • Une note méthodologique détaillant la démarche proposée pour répondre à la mission.
  • Avoir  des  modules  de formation en entreprenariat , marketing , estime de soi , gestion de micro entreprise etc., qui seront utilisés (et adaptes, si nécessaire) au contexte et au profil des jeunes bénéficiaires du projet.
  • Les curricula vitae détaillé du prestataire et de son équipe.
  • Trois références de projets similaires menés par le prestataire.
  • Un devis financier détaillé comprenant le coût des différentes prestations proposées.

 

  1. Mode de sélection

Les offres seront examinées par la commission nationale des marchés publics. Le prestataire retenu sera celui dont l'offre sera jugée la plus pertinente au regard des critères de sélection basés sur la qualité et le coût.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 1 – Cadre de Résultats du projet

?Indicateurs de l'objectif de développement du projet AF 

?RESULT_FRAME_TBL_PDO 

?Nom de l'indicateur 

?Objectif final 

?Nombre de bénéficiaires directs du projet  

?4 000,00 

?Dont les femmes bénéficiaires  

?60,00 

?Pourcentage de bénéficiaires rapportant une augmentation de leurs revenus suite aux activités de soutien aux moyens de subsistance.  

?65,00 

?Pourcentage de membres de la communauté dans les zones ciblées signalant un changement positif dans les attitudes envers la VBG suite aux activités du projet.  

?60,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?50,00 

?Dont membres du ménage des femmes bénéficiaires de l'aide à la subsistance.  

?20,00 

?Pourcentage du personnel des prestataires de services liés à la VBG offrant des services de conseil psychosocial aux survivants de la VBG conformément aux bonnes pratiques internationales pour répondre aux besoins des survivants de la VBG.  

?70,00 

?Indicateurs de résultats intermédiaires AF 

?RESULT_FRAME_TBL_IO 

?Nom de l'indicateur 

?Objectif final 

?Nombre de bénéficiaires participant aux interventions de soutien aux moyens de subsistance  

?1 000.00 

?Valeur des sous-subventions déboursées  

?1 000 000.00 

?Pourcentage de bénéficiaires ayant suivi des formations techniques et de compétences de vie qui sont économiquement actifs.  

?65,00 

?Nombre de micro-entreprises appartenant à des femmes créées  

?250,00 

?: Nombre de membres de la communauté d'accueil cible participant à des ateliers de sensibilisation à la VBG ou à des activités de formation.  

?3 000,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?40,00 

?Nombre de membres de la communauté d'accueil cible engagés dans des initiatives de sensibilisation à la VBG  

?50,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?50,00 

?Amélioration de la perception par la communauté des activités de mobilisation et de sensibilisation contre la VBG.  

?60,00 

?Nombre de prestataires de services liés à la VBG ayant bénéficié d'une formation et d'un renforcement des capacités sur les techniques de conseil psychosocial.  

?30,00 

?Dont les participants féminins  

?70,00 

?Dont ceux démontrant une connaissance accrue des techniques de conseil psychosocial en accord avec les normes de qualité  

?21,00 

?Nombre d'acteurs identifiés de la réponse à la VBG ou de parties prenantes pertinentes ayant reçu une formation sur les techniques de conseil psychosocial.  

?100,00 

?Dont les participants féminins  

?50,00 

?Evaluations du processus d'engagement communautaire achevées  

?2,00 

?Réalisation d'examens annuels de S&E  

?2,00 

?Pourcentage de plaintes et de cas de retour d'information reçus par le projet qui sont traités conformément aux exigences définies dans le manuel du MGP.  

?90,00 

?? ?? 

 

 

Intitulé

Recrutement d’un(e) spécialiste en suivi évaluation

Lieu d'affectation

Ministère de la Femme et de la Famille - Unité de Gestion des Projets (UGP)

Durée de la mission

6 mois

Champ du travail

 

Projet d’Appui à la Résilience des Femmes et de leurs Communautés dans la lutte contre la Violence Basée sur le Genre

Financement

Banque mondiale via don JSDF

 

 

  1. Contexte

Les femmes et les filles à Djibouti sont exposées à un risque élevé de diverses formes de violence basée sur le genre (VBG), y compris les mutilations génitales féminines (MGF), les mariages forcés/précoces, la violence conjugale et les violences économique et psychologique.

Bien qu’il y’ait de données représentatives au niveau national sur la VBG à Djibouti, les principales tendances en matière de VBG fournies montre que le taux de prévalence de MGF  a passé de 98% en 2002 à 71% en 2019. De plus, les MGF sont plus répandus chez les femmes âgées (95 ?s femmes âgées de 40 à 49 ans) que chez les femmes plus jeunes (72 ?s femmes âgées de 12 à 17 ans), ce qui indique que les jeunes générations abandonnent de plus en plus la pratique. Quant au taux de prévalence de mariage précoce est estimé à 27 ?ns les zones rurales et à 10 ?ns les zones urbaines.

Alors que la violence conjugale et la violence non conjugale restent largement sous-déclarées, 7,9 ?s femmes non célibataires ont signalé des violences physiques au cours de leur vie de la part de leur mari/partenaire et 6 ?s femmes célibataires ont signalé des VBG physiques au cours de leur vie.  La violence économique est également très répandue à Djibouti.

2. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du MFF, financé par la Banque mondiale à travers le Fonds Japonais de Développement Social.(JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale.

 

En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseils offerts aux survivants des VBG.,ce projet est composé de  3 composantes :

 

Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école .

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG .

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l'économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances .

Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d’évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits annuels.

3.OBJECTIF

Placé sous la responsabilité de l’unité de gestion, le consultant appuiera le responsable du suivi évaluation pour :

  • Réalisation de l’enquête de démarrage du projet
  • Traduire le cadre logique du projet en indicateurs quantitatifs et un cadre de  suivi-évaluation au niveau du projet.
  • Proposer un système de collecte des données, des outils simples et performants pour la collecte et analyse des données
  • Développer des mécanismes de partage et coordination qui permettent de faire remonter les informations et mieux coordonnés avec les parties prenantes.
  • Formation et recyclage des acteurs sur les S/E

 

4. TACHES ATTENDUES DU SPECIALISTE

 

Cette consultation permettra à l’unité UGP d’atteindre les résultats suivants :

  • Le rapport et les données de l’enquête de base est disponible
  • Le cadre logique du projet est élaboré/actualisé avec les indicateurs quantitatifs et les méthodes de suivi
  • un cadre de suivi évaluation est développé et apprécier l’état d’avancement du projet et du contrôle des opérations
  • Les mécanismes de partage de données et de coordinations sont mises en place avec les différents parties prenantes

Approche Méthodologie

Le  consultant  devra  proposer  dans  son  rapport  de  démarrage  une description détaillée de la méthodologie d’élaboration du cadre de suivi-évaluation. La méthodologie devra reposer sur une approche participative.

Il  lui  sera  possible  également  d’effectuer  des missions-terrain pour compléments d’informations, étant entendu que son travail va au-delà de l'exploitation de la documentation existante.

Le consultant doit renforcer les points suivants :

• Mettre en place une procédure de S&E qui permet à tous les acteurs concernés par les opérations du programme de tirer régulièrement des enseignements clairs de l’action en cours; 

• Utiliser les processus et les méthodes de réflexion, de communication et prise de décisions existant chez les acteurs concernés et les partenaires comme base de S&E du programme; 

• Mettre en place les moyens et les compétences nécessaires à la mise en œuvre du S&E.

  1. LIVRABLES ET EVALUATION DE LA PERFORMANCE

 

Le spécialiste chargé du suivi évaluation devra produire les rapports suivants :  Les critères

de performances sont entre autres :Un rapport de démarrage incluant la méthodologie de la mission y compris la liste des documents à consulter, les principaux outils de collecte de données, la liste des personnes à rencontrer, un chronogramme détaillé et le calendrier des livrables de la mission ; Deux rapports provisoires dont un rapport bilan à mi-parcours et un rapport d’évaluation à mi-parcours ; Le rapport d’évaluation finale qui prend en compte toutes les suggestions et recommandations formulées lors de la restitution du rapport provisoire.

 

  1. PROFIL DU SPECIALISTE

 

Le Consultant doit être un expert disposant d'une expérience dans la gestion  et/ou  du  Suivi  & Evaluation  de  programmes  de  développement multisectoriel et/ou de lutte contre la violence basé au genre (VBG). Il/elle doit :

  • Un diplôme de Master (BAC + 5) en Sciences  économiques  /  politiques, gestion, économie du développement ou assimilé ; statistiques, sociologie, gestion de projets ou tout autre domaine équivalent ;
  • Au moins 5 ans d’expérience professionnelle dans le développement d’outils de suivi et d’évaluation de projet et/ou de programme ;
  • Disposer d’une expériencegénérale dans le domaine de l’évaluation de projets et programmes financés par les bailleurs de fonds (Banque mondiale, BAD, AFD, UE, PNUD etc.)
  • Disposer d’une expérience générale dans le domaine de suivi-évaluation des projets, du concept genre, violence basée sur le genre (VBG)
  • Avoir une connaissance des directives de la Banque mondiale en matière d'élaboration de rapports constitue un atout ;
  • Avoir   une   parfaite   maîtrise   du   français et   de   très   bonnes   qualités d’expressions orale et écrite ;
  •  Avoir d'excellentes capacités rédactionnelles, d’analyse et de synthèse
  •  Être capable de travailler en équipe et communiquer

 

 

  1. Durée de la mission

La durée de la mission est estimée à un maximum de 6mois à compter de la date de signature de son contrat. 

Le  Consultant  retenu  devra  être  mobilisé  à  plein  temps  et  travailler exclusivement sur le projet. La mission de consultation se déroulera à Djibouti avec des déplacements à l’intérieur du pays.

 

  1.     Mode de sélection

 

Le spécialiste en suivi évaluation sera sélectionné selon la méthode de « Consultant Individuel » telle que décrite dans le Règlement de passation de marchés de la Banque mondiale, Edition de Novembre 2020, notamment la Section VII. Méthodes de sélection agréées : Services de consultants.

 

 

TERMES DE REFERENCES

 

Intitulé

Recrutement d’un prestataire de service ou des firmes qui vont organiser des formations en entreprenariat

 

 

 

  1. CONTEXTE 

Le gouvernement de Djibouti a adopté une stratégie ambitieuse à long terme pour stimuler la croissance économique, créer des emplois et réduire la pauvreté. Pour répondre à ces défis, la République de Djibouti a élaboré une stratégie de développement (Vision 2035) fondée sur cinq piliers clés qui visent à (a) renforcer l’unité, la paix et la solidarité, (b) renforcer la bonne gouvernance et la démocratie, (c) promouvoir croissance économique compétitive et saine, (d) investir dans le capital humain, et (e) accroître le commerce et le commerce avec les partenaires régionaux. Le principe fondamental de vision 2035 est l’inclusion de tous les Djiboutiens. En matière de Genre, la République de Djibouti a ratifié l’ensemble des Conventions internationales relatives aux droits de l’homme notamment la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Convention sur l’Élimination de toutes les formes de Discrimination à l’Egard des Femmes (CEDEF-CEDAW) en 1983, la Conférence Internationale sur la Population et le Développement (CIPD) en1994.Au niveau continental, Djibouti est signataire du Protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relative aux droits des femmes en Afrique ainsi, qu’entre autres, la Déclaration solennelle des Chefs d’Etat sur l’égalité entre les hommes et les femmes.

 

Au niveau national, le gouvernement de Djibouti a réalisé des avancées en mettant en place des stratégies nationales luttant contre certaines formes de violence basée sur le genre (VBG). La lutte contre les inégalités de genre et la fréquence élevée des violences à l’égard des femmes et des filles fait partie du plan de développement à long terme du pays, Vision Djibouti 2035. La Politique nationale sur le genre (2011-2021) se fixe pour objectif d’éliminer la violence à l’encontre des femmes et des filles, en insistant sur la réduction de la prévalence des mutilations génitales féminines (MGF/E). Djibouti a par ailleurs mis au point une stratégie nationale pour l’abandon total des mutilations génitales féminines/excision (MGF/E) (2018-2022), axée sur le renforcement des capacités institutionnelles et opérationnelles et la mise en œuvre d’activités de prévention et de plaidoyer, ainsi que sur la mise en place d’un cadre de protection afin d’aider les survivantes. Ces stratégies nationales ont été combinées à l’adoption d’une série de lois qui portent sur certaines formes de VBG et à un protocole national pour une coordination et une réponse intersectorielle entre les fournisseurs de services de sécurité, de santé, sociaux et judiciaires. Ce protocole conjoint a pour but de garantir que les survivantes de VBG reçoivent des soins urgents et une aide coordonnée de la part des fournisseurs de services. Il comprend aussi l’apport d’un ensemble d’aides complet, notamment des soins médicaux gratuits, un soutien psychosocial, une protection et une aide juridique.

 

Les progrès pour mettre en œuvre le programme national de lutte contre la violence contre les enfants et basée sur le genre ont été lents. Des obstacles majeurs demeurent pour institutionnaliser cette approche plurisectorielle en termes de procédures, de fourniture de services et d’accès à la justice. Des consultations avec les principales parties prenantes (entités publiques, partenaires de l’ONU et de la société civile) ont indiqué que (i) étant donné les ressources limitées, les services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre sont concentrés dans la capitale et demeurent pratiquement inexistants dans les districts situés en dehors de Djibouti ville ; (ii) même si des progrès ont été réalisés par rapport aux MGF, les normes culturelles et les tabous font qu’il est difficile de voir des changements de comportement sur le terrain, en dépit de la législation en ce sens ; et (iii) les fournisseurs de services dédiés à la violence envers les enfants et basée sur le genre n’avaient pas les compétences nécessaires pour apporter un soutien psychologique et émotionnel.

Le « Projet d’appui à la résilience des femmes et de leurs communautés face à la Violence Basée sur le Genre »(P17833) s’inscrit dans ce contexte. Il constitue le pilote d’une approche innovante de prévention de la VBG qui traite ce problème de développement (i) en s’attaquant aux facteurs de risque de la VBG à travers des activités génératrices de revenus et en renforçant les compétences de vie des adolescentes et des jeunes femmes ; (ii) en développant la capacité des fournisseurs de services existants à apporter aux survivantes un soutien psychologique et de conseil, dans le but de contribuer à leur bien-être émotionnel et de les autonomiser ; (iii) en développant la capacité des principales parties prenantes interagissant fréquemment avec cette population à risque (ex. les associations communautaires, le personnel scolaire) à identifier les indices de violence envers les enfants et basée sur le genre, et en les formant aux techniques de soutien psychosocial et d’intervention de crise pour qu’elles puissent aider la personne qu’on leur a adressée tout en lui apportant un soutien émotionnel ; (iv) en brisant les tabous autour des formes de VBG qui n’ont pas été traitées par les entités nationales et les partenaires de développement (violence du partenaire intime, violence de personnes autres que le partenaire, violence économique et mariage des enfants) grâce à une approche intergénérationnelle et sensible au genre.

 

 

  1. DESCRIPTION DU PROJET

 

Le projet proposé est conçu comme un projet pilote du Fonds japonais de développement social (JSDF) pour améliorer les moyens de subsistance des femmes les plus vulnérables de Boulaos et Balbala en tant qu'outil de prévention de la VBG pour les bénéficiaires. Les bénéficiaires cibles seront économiquement autonomes grâce à une employabilité et des compétences commerciales accrues et à un soutien au démarrage, augmentant ainsi leur participation à l'économie locale. En plus d'un soutien ciblé individuellement, le projet pilote contribuera à améliorer l'environnement propice dans lequel les femmes bénéficiaires développeront leurs activités génératrices de revenus grâce à des interventions communautaires soutenant le changement de comportement contre la VBG, et à améliorer la qualité des services psychosociaux et de conseil offerts aux survivants des VBG.

 

 

  1. OBJECTIFS DE DEVELOPPEMENT DU PROJET 

 

L'objectif de développement du projet est d'améliorer (i) l'accès des filles et des femmes au développement des compétences et au soutien des moyens de subsistance ; (ii) la sensibilisation et la mobilisation de la communauté dans la lutte contre la VBG dans les zones ciblées ; et (iii) la qualité des services de conseil psychosocial utilisés par les survivants de VBG.  

 

Pour atteindre son objectif, le projet pilotera des interventions locales qui auront un impact sur les facteurs de risque de VBG en combinant à la fois (i) des mesures de prévention pour les populations à risque en fournissant des compétences non techniques, des formations techniques et de développement d'entreprise, un soutien au démarrage consistant en des subventions pour des activités génératrices de revenus, et un suivi et un mentorat après l'octroi de la subvention ; et (ii) des mesures de prévention et de réponse communautaires par la mobilisation communautaire pour le changement de comportement, et le renforcement des capacités pour améliorer la qualité des services de conseil psychosocial. On s'attend à ce que les bénéficiaires du projet, y compris les personnes à risque et les survivantes de VBG, leurs ménages et les membres de la communauté dans les districts pauvres de Balbala et Boulaos, bénéficient des activités de soutien des moyens de subsistance du projet, car elles conduiront à une participation accrue des femmes vulnérables dans l'économie locale, combinée à des interventions de prévention et de réponse à la VBG qui contribueront à un environnement favorable à la participation et à l'autonomisation des femmes. 

 

B. Bénéficiaires du projet 

 

Les bénéficiaires directs sont les suivants : 

  1. au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque, âgées de 16 à 29 ans, qui ont fréquenté le Centre d'action sociale et d'autonomisation des femmes (CASAF), l'École de la deuxième chance de l'UNFD ou le Centre de formation de Boulaos, alias ancienne École ménagère (CFB), situés dans les communes de Boulaos et de Balbala, qui sont des zones mal desservies de Djibouti. Ces bénéficiaires bénéficieront d'une autonomisation socio-économique grâce au développement des compétences et au soutien des moyens de subsistance. 
  1. au moins 3 000 membres de la communauté, dont la moitié sont des hommes et des garçons, qui bénéficieront des activités de mobilisation communautaire et des campagnes de sensibilisation pour une meilleure connaissance et prise de conscience de la VBG et un changement de comportement. 

 

Les bénéficiaires indirects sont les membres de la communauté des districts appauvris de Balbala et Boulaos. Les bénéficiaires indirects bénéficieront des activités de soutien aux moyens de subsistance du projet, car elles conduiront à une participation accrue des femmes vulnérables dans l'économie locale, combinée à des interventions de prévention et de réponse à la VBG qui n'ont pas encore été abordées par les efforts existants de lutte contre la VBG et contribueront à un environnement favorable à l'autonomisation des femmes. 

 

C. Indicateurs de résultats au niveau du PDO 

 

 

Tableau 2 : Indicateurs de résultats au niveau de l'ODP 

Indicateur 

 Objectif final 

Nombre de bénéficiaires directs du projet.  

 

Les bénéficiaires directs du projet comprennent à la fois (i) les femmes et les filles vulnérables à risque, ciblées pour le développement de compétences et le soutien aux moyens de subsistance (1 000), et (ii) les ménages et les membres de la communauté bénéficiant d'activités de sensibilisation et de changement de comportement (3 000). 

 4 000 

(60 ?femmes) 

Pourcentage de bénéficiaires rapportant une augmentation de leurs revenus suite aux activités de soutien aux moyens de subsistance. 

 

C'est-à-dire que 650 bénéficiaires ont bénéficié d'un soutien en matière de moyens de subsistance. 

 65 %  

(100 % féminin) 

Pourcentage de membres de la communauté dans les zones ciblées signalant un changement positif dans les attitudes envers la VBG suite aux activités du projet. 

60 % 

(50 % féminin) 

Pourcentage du personnel des prestataires de services liés à la VBG offrant des services d'accompagnement psychosocial aux victimes de VBG, conformément aux normes de qualité, afin de répondre aux besoins des victimes de VBG. 

70 % 

 

  1. Les résultats seront mesurés sur la base de questionnaires pour les informations de base/finales par le biais de méthodes quantitatives et qualitatives et saisis à différentes étapes de la mise en œuvre du projet - après 12 mois de mise en œuvre suivant le soutien au démarrage des moyens de subsistance, et sur une base annuelle pour les activités de mobilisation et de sensibilisation de la communauté. (par exemple, lors de consultations et d'entretiens avec les participants, de discussions de groupe, d'activités de mobilisation menées par la communauté, etc.) Les données quantitatives et qualitatives qui seront collectées pourront être évaluées et utilisées si nécessaire au cours du projet pour affiner les activités du projet, et comme leçons apprises pour la programmation future. 

 

 

Ce projet est composé de  3 composantes :

 

1 . Composante 1 : Appui aux moyens de subsistance pour les adolescentes et les jeunes femmes à risque qui ont abandonné l’école

 

L’objectif de cette composante est d’offrir des opportunités d’acquisition des compétences et de moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque à travers deux sous-composantes : (i) compétences de base, formations techniques et à vocation professionnelle ; (ii) et soutien aux activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des filles qui ont abandonné l’école et ont intégré le Centre d’action sociale pour l’autonomisation des femmes (CASAF) géré par le ministère de la Femme et de la Famille (MFF) à Balbala, ou École de la Seconde Chance géré par l’Union des Femmes Djiboutiennes (UNFD) à Djibouti-Ville. Les deux écoles ciblent les jeunes filles et les femmes qui ont abandonné l’école, ont quitté leur famille ou sont issues de familles en dessous du seuil de pauvreté.

 

2 . Composante 2 : Interventions communautaires et renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG

 

Cette composante vise à soutenir les interventions communautaires et le renforcement des capacités pour la prévention et la réponse à la VBG à travers les deux sous-composantes suivantes : (i) promotion du changement de comportement et mobilisation communautaire ; et (ii) appui technique pour la fourniture de services psychosociaux et de conseil. Les ménages et les communautés ciblés dans le cadre de la composante 2 seront ceux des bénéficiaires sélectionnés dans le cadre de la composante 1. Les interventions communautaires et les activités de renforcement des capacités (composante 2) seront mises en œuvre simultanément avec les activités de soutien aux moyens de subsistance (composante 1) afin de maximiser les résultats positifs, les deux contribuant à un environnement propice à la participation des populations à risque à l’économie locale, notamment en atténuant les risques de violence économique, l’une des manifestations de la violence conjugale.

 

Composante 1 : soutien aux moyens de subsistance des adolescentes et des jeunes femmes à risque ayant abandonné l'école

 

L'objectif de cette composante est de proposer un développement des compétences et un soutien aux moyens de subsistance à au moins 1 000 adolescentes et jeunes femmes à risque par le biais de deux sous-composantes : (i) formation aux compétences non techniques, techniques et de développement des affaires ; (ii) et soutien au démarrage d'activités génératrices de revenus. Les bénéficiaires sont des femmes ou des jeunes filles qui ont abandonné l'école et qui ont fréquenté l'une des trois écoles suivantes : le Centre d'action sociale pour l'autonomisation des femmes (CASAF) géré par le MFF à Balbala ; l'Ecole de la Seconde Chance gérée par l'UNFD ; ou le Centre de Formation de Boulaos (CFB). Toutes ces écoles s'adressent aux jeunes filles et aux femmes âgées de 16 à 29 ans qui ont abandonné l'école, qui ont quitté leur famille ou qui viennent de foyers situés sous le seuil de pauvreté. 

 

  1. Un prestataire de services sera chargé d'exécuter ces activités dans le cadre de cette composante et d'engager des spécialistes pour mener des séances de formation en groupe, au cours desquelles les femmes bénéficiaires sélectionnées auront l'occasion d'apprendre les unes des autres et d'exprimer en toute sécurité leurs espoirs, leurs craintes et leurs difficultés à accéder aux moyens de subsistance. Après l'achèvement réussi de cette sous-composante, les participants pourront demander et bénéficier d'activités de micro-entreprenariat et de génération de revenus. 

 

Sous-composante 1.1 : Fourniture de compétences non techniques, techniques et de développement commercial pour accroître l'esprit d'entreprise et l'employabilité  

 

  1. Le projet pilotera un programme d'éducation non formelle innovant qui combine des formations en compétences non techniques et en entrepreneuriat pour au moins 1 000 jeunes femmes à risque de VBG et issues de milieux vulnérables à Balbala et Boulaos. Les bénéficiaires auraient suivi le cursus de l'une des trois écoles ciblant les femmes et les filles à risque gérées par le MFF et l'UNFD et du Centre de Formation de Boulaos, alias ancienne Ecole Ménagère (CFB). Ces bénéficiaires cibles qui ont fréquenté les écoles de la deuxième chance sont considérés comme des populations à risque accru de VBG, principalement parce qu'ils ont abandonné les écoles formelles et qu'ils sont issus de foyers pauvres et vulnérables. La pauvreté est un facteur de risque associé à la VBG13, et l'expérience a montré que les programmes de prévention de la VBG visant à accroître les ressources économiques des femmes et à réduire les inégalités entre les sexes dans leurs relations intimes peuvent réduire les cas de violence entre partenaires intimes (VPI), y compris les abus économiques. Bien que les bénéficiaires cibles puissent inclure des survivants de VBG, le projet ne cherchera pas à les identifier et, par conséquent, cela ne permettra pas de suivre l'amélioration apportée à leur égard, afin d'être en accord avec les principes éthiques clés tels que le respect de la confidentialité et de l'autonomie pour ne pas mettre en danger leur sécurité et leur sûreté. 

 

  1. Les modules conçus pour améliorer l'employabilité et les compétences commerciales des stagiaires seront identifiés sur la base d'une évaluation rapide du marché du travail local combinée à une évaluation des besoins réalisée par le biais de consultations et d'entretiens avec les bénéficiaires et les parties prenantes concernées au niveau communautaire lors de la phase de lancement du projet. Le programme d'études pourrait inclure, à titre indicatif : (i) des compétences non techniques qui favorisent l'esprit d'entreprise et l'employabilité (réflexion critique, résolution de problèmes et créativité en rapport avec le thème de l'entrepreneuriat), l'emploi (leadership, communication interpersonnelle, gestion du temps et du stress, etc. ) ; et (ii) les compétences techniques et de gestion essentielles à la préparation et à la mise en œuvre d'activités de micro et de petites entreprises, notamment les connaissances financières et la comptabilité, la gestion et l'administration d'entreprise, le marketing, etc. Le programme de formation se déroulera sur une courte période d'environ deux mois. La conception de cette formation s'appuiera sur les enseignements tirés des programmes de micro-subventions en cours à Djibouti, notamment ceux financés par la Banque mondiale.14   Des modules similaires développés par l'Agence djiboutienne pour le développement social (ADDS) pourraient être adaptés aux besoins spécifiques des jeunes femmes qui bénéficieront de cette formation et de ce mentorat. D'autres bonnes pratiques internationales en matière d'autonomisation et de moyens de subsistance seront également prises en considération lors de la conception des modules de formation.  

Sous-composante 1.2 : Soutien aux activités génératrices de revenus et au micro-entreprenariat 

 

Les stagiaires qui terminent le programme et présentent un projet d'entreprise ou un plan professionnel économiquement viable et écologiquement durable pourront recevoir une subvention de démarrage pour mettre en œuvre leur activité génératrice de revenus. Le soutien sera accordé et adapté en fonction de la faisabilité de la proposition de micro-entreprise soumise par les participants de la cohorte. Les critères d'évaluation de la faisabilité comprendront le coût, le calendrier de mise en œuvre et la demande du marché. Les propositions qui réunissent deux jeunes femmes ou plus seront fortement encouragées car elles contribueront à l'apprentissage mutuel, à une plus grande cohésion et à la rentabilité en augmentant le taux de survie des entreprises. En outre, les bénéficiaires seront tenus d'apporter une contribution en nature ou financière équivalente à un certain montant (jusqu'à 15 pour cent) de la valeur de la subvention, afin de créer un plus grand sentiment d'appartenance et d'améliorer ainsi les chances de réussite avec des résultats durables. En plus du capital de démarrage de l'entreprise, les bénéficiaires bénéficieront d'un soutien sous forme de mentorat et d'une assistance en matière d'accompagnement de carrière et d'entreprise fournie par le prestataire de services contractuel au cours des 6 premiers mois suivant le démarrage de l'activité génératrice de revenus. 

 

Cette sous-composante est conçue pour fournir des sous-subventions pour le soutien au démarrage des moyens de subsistance. Le MFF sera chargé de fournir des subventions de démarrage à un objectif de 1 000 bénéficiaires éligibles pour permettre le démarrage ou l'expansion de leur petite entreprise conformément à leur plan d'affaires approuvé. Les sous-subventions ne dépasseront pas le montant de 1 000 dollars par bénéficiaire, et seront versées en deux tranches de 50 pour cent chacune, la seconde tranche étant conditionnée par les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'activité commerciale. Le comité de révision chargé d'examiner les plans d'affaires et d'approuver les bénéficiaires des subventions de contrepartie sera composé de représentants du MFF, de l'UNFD, de représentants du gouvernement local, y compris du Ministère de l'Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFOP), de représentants du monde des affaires et de tout autre personnel spécialisé du prestataire de services contractuel. Les détails sur le mécanisme et la composition du comité d'examen des subventions, en plus de l'ensemble des critères d'éligibilité et de sélection, seront fournis dans le manuel d'opérations du projet (MOP). 

 

Composante 3 : Gestion et administration du projet, suivi et évaluation et diffusion des connaissances

 Cette composante appuiera les activités suivantes : (i) gestion du projet pour la coordination et la mise en œuvre des activités y compris certains frais de fonctionnement ; (ii) les activités de suivi et d’évaluation du projet, y compris une approche communautaire participative pour les interventions à base communautaire (iii) la préparation du rapport d'évaluation final, y compris les leçons apprises ;(iv) la gestion des risques environnementaux et sociaux ; (v) évaluations participatives ; et (vi) audits

annuels.

 

  1. Objectifs de la prestation

 

Le prestation offrira les services nécessaires a la bonne exécution des activités prévues dans les cadre des composantes 1.1 et 1.2. Plus précisément, le prestataire de service aura pour mission de concevoir et de mettre en place un programme de formation, de coaching en entrepreneuriat adapté aux besoins de 1000 jeunes filles déscolarisées issues des écoles de formation professionnelle de l’UNFD ; du CASAF et de l’école de Boulaos.

De façon plus détaillée, le prestataire de service va :

• Sélectionner sur la base d’une grille d’aptitude à l’entreprenariat, identifier les bénéficiaires aptes à l’entreprenariat parmi les bénéficiaires potentielles.

  • Mettre en place un programme d’accompagnement a en entreprenariat , marketing , estime de soi , gestion de micro entreprise etc…

• organiser des séances de formation en continu

• Renforcer les connaissances des bénéficiaires sur des concepts de base relatifs au

démarrage et à la gestion d’entreprise.

• Apporter un accompagnement qui promeut l’autonomisation financière par l’entrepreneuriat et la

Production au-delà de la simple création d’entreprises.

• Aider les bénéficiaires à mieux appréhender la notion d’entreprise, de trouver des

techniques et des outils pour un pilotage efficace.

• Permettre aux Jeunes d’identifier des secteurs d’activités prometteurs, et de savoir où

trouver des opportunités d’affaire.

  • Réaliser une évaluation rapide du marché du travail local et des besoins en formation des bénéficiaires ciblées
  • Concevoir un programme de formation en entrepreneuriat basé sur les besoins et les attentes des jeunes filles ciblées par le projet.
  • Assurer la mise en place et l'organisation des sessions de formation et de coaching
  • Identifier des formateurs et des coaches qualifiés et expérimentés pour assurer la formation et le coaching des bénéficiaires.
  • Aider les bénéficiaires à l’issue des formations à formuler un projet d’entreprise viable pour bénéficier d’une subvention de démarrage pour mettre en œuvre leurs projets
  • Assurer l’accompagnement des AGRs, entreprises, coopératives créées les durant les 12 premiers mois.
  • Assurer un système de suivi des résultats du programme d’appui a l’entreprenariat en vue des objectifs de développement et intermédiaires du projet.

 

  1. Résultats attendus

Les résultats attendus sont

  1. Une amélioration des compétences entrepreneuriales des bénéficiaires, à travers la formation et le coaching personnalisé.
  2. La création de nouvelles entreprises parmi les bénéficiaires, qui pourront contribuer au développement économique local et réduire le taux de chômage des jeunes filles déscolarisées.
  3. L'amélioration de l'employabilité des bénéficiaires, grâce aux compétences acquises en entrepreneuriat.
  4. Une contribution à l'autonomisation économique des femmes, en leur donnant les moyens de créer et de gérer leur propre entreprise.
  5. Une augmentation des revenus de 65% es entrepreneurs appuyés dans le cadre du projet.
  6. Formations et accompagnement estimées satisfaisantes par au moins 60?s bénéficiaires.

 

  1. Livrables

Le prestataire  assura les livrables suivantes :

  1. Un rapport de démarrage contenant (1) l’évaluation du marché du travail et des besoins en formation des bénéficiaires, (ii) une maquette des formations proposées (iii) un calendrier et les modalités de mise en œuvre des activités.
  2. Un plan de formation et coaching détaillé pour les bénéficiaires, incluant les contenus des sessions de formation, les objectifs pédagogiques, les méthodes d'animation et les supports pédagogiques utilisés.
  3. Des rapports d'avancement trimestriel sur la mise en œuvre de la formation et coaching, incluant les indicateurs de suivi et d'évaluation de la formation, les difficultés rencontrées et les solutions proposées.
  4. Un rapport final d'évaluation de la mission, incluant une analyse des résultats obtenus par les bénéficiaires, une évaluation de la qualité de la formation et coaching dispensée, ainsi que des recommandations pour la suite du projet.

 

  1. Qualifications du prestataire

Le prestataire de service devra justifier d'une expérience confirmée dans la conception et la mise en place de programmes de formation et de coaching en entrepreneuriat. Il/elle devra également :

  • Au moins cinq ans d’expérience dans l’accompagnement à l'entrepreneuriat féminin et à l'émancipation économique des femmes.
  • Disposer des modules de formation (pre création, business plan,), accompagnement a la création d’entreprises (ou autres formes légales), pendant la phase de post création, et évaluation qui seront utilisés tout au long du déroulement des activités
  • Avoir une expérience dans la conception et la gestion de projets d’accompagnement a l’entreprenariat et de l’autonomisation économique des femmes.
  • Disposer d'une équipe de formateurs et de coaches qualifiés et expérimentés dans le domaine de l'entrepreneuriat et des formations de courte durée pour les jeunes déscolarisés ; l’équipe d’accompagnateurs (coaches) sera a majorité féminine, avec les compétences dans le domaine, parlant les langues nationales (afar, somali, autres) ;
  • Avoir une expérience et expertise dans la mise en place de plans de suivi et d'évaluation de l'impact des formations et coaching sur les bénéficiaires.
  • Avoir réaliser des études de chaines de valeurs.

 

  1. Durée de la mission

La mission est prévue pour une durée de 30  mois à partir de la date de signature du contrat. Le calendrier de mise en œuvre devra tenir compte des impératifs du projet.

  1. Modalités de paiement

Le prestataire sera rémunéré sur la base d'un contrat forfaitaire qui couvrira l'ensemble des prestations demandées. Les paiements seront échelonnés en fonction de l'avancement des travaux et du respect des livrables fixés. Le paiement final sera effectué après validation du rapport final d'évaluation de la mission.

  1. Modalités de soumission des offres

Les prestataires intéressés par cette mission sont invités à soumettre une offre technique et financière comprenant les éléments suivants :

  • Une note méthodologique détaillant la démarche proposée pour répondre à la mission.
  • Avoir  des  modules  de formation en entreprenariat , marketing , estime de soi , gestion de micro entreprise etc., qui seront utilisés (et adaptes, si nécessaire) au contexte et au profil des jeunes bénéficiaires du projet.
  • Les curricula vitae détaillé du prestataire et de son équipe.
  • Trois références de projets similaires menés par le prestataire.
  • Un devis financier détaillé comprenant le coût des différentes prestations proposées.

 

  1. Mode de sélection

Les offres seront examinées par la commission nationale des marchés publics. Le prestataire retenu sera celui dont l'offre sera jugée la plus pertinente au regard des critères de sélection basés sur la qualité et le coût.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Annexe 1 – Cadre de Résultats du projet

?Indicateurs de l'objectif de développement du projet AF 

?RESULT_FRAME_TBL_PDO 

?Nom de l'indicateur 

?Objectif final 

?Nombre de bénéficiaires directs du projet  

?4 000,00 

?Dont les femmes bénéficiaires  

?60,00 

?Pourcentage de bénéficiaires rapportant une augmentation de leurs revenus suite aux activités de soutien aux moyens de subsistance.  

?65,00 

?Pourcentage de membres de la communauté dans les zones ciblées signalant un changement positif dans les attitudes envers la VBG suite aux activités du projet.  

?60,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?50,00 

?Dont membres du ménage des femmes bénéficiaires de l'aide à la subsistance.  

?20,00 

?Pourcentage du personnel des prestataires de services liés à la VBG offrant des services de conseil psychosocial aux survivants de la VBG conformément aux bonnes pratiques internationales pour répondre aux besoins des survivants de la VBG.  

?70,00 

?Indicateurs de résultats intermédiaires AF 

?RESULT_FRAME_TBL_IO 

?Nom de l'indicateur 

?Objectif final 

?Nombre de bénéficiaires participant aux interventions de soutien aux moyens de subsistance  

?1 000.00 

?Valeur des sous-subventions déboursées  

?1 000 000.00 

?Pourcentage de bénéficiaires ayant suivi des formations techniques et de compétences de vie qui sont économiquement actifs.  

?65,00 

?Nombre de micro-entreprises appartenant à des femmes créées  

?250,00 

?: Nombre de membres de la communauté d'accueil cible participant à des ateliers de sensibilisation à la VBG ou à des activités de formation.  

?3 000,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?40,00 

?Nombre de membres de la communauté d'accueil cible engagés dans des initiatives de sensibilisation à la VBG  

?50,00 

?Dont membres féminins de la communauté  

?50,00 

?Amélioration de la perception par la communauté des activités de mobilisation et de sensibilisation contre la VBG.  

?60,00 

?Nombre de prestataires de services liés à la VBG ayant bénéficié d'une formation et d'un renforcement des capacités sur les techniques de conseil psychosocial.  

?30,00 

?Dont les participants féminins  

?70,00 

?Dont ceux démontrant une connaissance accrue des techniques de conseil psychosocial en accord avec les normes de qualité  

?21,00 

?Nombre d'acteurs identifiés de la réponse à la VBG ou de parties prenantes pertinentes ayant reçu une formation sur les techniques de conseil psychosocial.  

?100,00 

?Dont les participants féminins  

?50,00 

?Evaluations du processus d'engagement communautaire achevées  

?2,00 

?Réalisation d'examens annuels de S&E  

?2,00 

?Pourcentage de plaintes et de cas de retour d'information reçus par le projet qui sont traités conformément aux exigences définies dans le manuel du MGP.  

?90,00 

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