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Réunion de travail sur le MGF avec les partenaires techniques

Le Ministère de la Femme et de la Famille (MFF), en collaboration avec les bureaux locaux du FNUAP et de l’UNICEF a organisé lundi 7 août à l’hôtel « Les Acacias », une réunion de travail avec les Secrétaires Généraux des Ministères impliqués dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF).

 

Notons sur les lieux la présence des Secrétaires Généraux de l’UNFD et du Conseil National des Droits de l’Homme, des Membres des Bureaux Régionaux du FNUAP et de l’UNICEF. La rencontre a permis aux uns et aux autres de faire le point sur l’état d’avancement du processus de mise en œuvre du programme conjoint sur l’abandon total de toute forme d’excision à Djibouti.

 

La Ministre de la Femme et de la Famille, SE Mme Moumina Houmed Hassan, a présidé lundi 7 août, au sein de l’hôtel « Les Acacias », une réunion de travail avec les Secrétaires Généraux des Ministères impliqués dans la lutte contre les Mutilations Génitales Féminines. Ce faisant, elle était entourée de la Représentante Adjointe de l’Unicef, Mme Alexandra Illmer, et de la Représentante du Fonds des Nations Unis pour la Population (FNUAP), Mme Aicha Ibrahim. Un bon nombre de hauts fonctionnaires, d’acteurs de la société civile, et d’officiels ONUSIENS ont pris part à cette réunion.


Après des premiers mots de bienvenue au public présent ce jour, le Secrétaire Général par intérim du MFF, Mr Mohamed Abdi Guedi, a retracé l’historique du programme de lutte contre les MGF à Djibouti. « La première phase du programme a été lancée en 2008 par la Première Dame de Djibouti et Présidente de l’UNFD.

 

La 2ième phase a été lancée en 2014 toujours par Mme Kadra Mahamoud Haid en présence de Mme Emma Bonino, qui à l’époque était Ministre des Affaires Etrangère de l’Italie. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que grâce aux activités du programme conjoint, le taux de prévalence a baissé de 15 points puisqu’on est passé de 93% à 78,4%. Malgré cette baisse, la prévalence demeure encore élevée», a-t-il affirmé.


Ce constat a valu au MFF, qui travaille depuis plusieurs années sur les questions liées aux MGF, de relancer des discussions afin de redynamiser la riposte nationale. L’objectif est de garantir par ce biais la protection de l’intégrité physique de la fille et de la femme à Djibouti.


L’ambition ne laisse pas insensible certains leaders religieux. Le secrétaire général du réseau des religieux de la région SHAMKAT, Mr Cheick Abdourahman Mohamed Ali alias Abdourahman Chamsudin, est de ceux-là.

 

Il a indiqué que des Oulémas du haut Comité Islamique mènent actuellement une campagne de sensibilisation auprès des Imams des mosquées de la capitale et ceux des régions de l’intérieur en vue de la formulation d’une fatwa contre ces pratiques barbares.


Prenant la parole à son tour, la Ministre de la Femme et de la Femme a souligné que le Gouvernement de Djibouti a pris le devant en promulguant une loi pour sanctionner cette pratique.

 

Elle a ajouté que notre pays continue de réaliser des progrès dans le processus d’accélération de l’abandon de toute forme d’excision ont le droit au respect ferme des engagements pris par le gouvernement.


La Ministre a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de refaire une étude pour savoir si cette prévalence est réelle ou supposée. «Au niveau de la capitale, cette pratique est de plus en plus rare mais certaines zones de résistance existent encore», a-t-elle reconnu.

 

Mme Moumina Houmed Hassan a en outre évoqué l’urgence de mettre en place un outil de communication puissant pour sensibiliser davantage la population en mobilisant les artistes. Elle a demandé aux responsables de tous les départements ministériels concernés d’unir leurs forces pour éradiquer cette pratique néfaste de notre pays. «Jusqu’à présent, nous avons mené des activités de sensibilisation avec les associations.

 

Dorénavant le problème des MGF sera considéré comme important et sera introduit dans les manuels scolaires de la Science de la Vie et de la Terre», a-t-elle déclaré en substance.

 

Au cours de leurs discussions, les participants ont soulevé les réalisations et les défis inhérents au programme d’abandon des MGFs.